Voyager dans les bus "Collectivos" bus du peuple, peut être pour une courte période, "Tipico", mais si on entreprend de traverser les Andes, laissez moi vous donner une idée de ce qui nous attendait.
Avant ce petit récit, j'aimerais vous dire que la tolérance et l'acceptation de la différence, est un défit auquel nous sommes confrontés tous les jours. Les premières mises en situation sont toujours plus éprouvantes mais aujourd'hui, après deux semaines à San Ramon, on se sent plus chez nous et on commence à trouver certaines choses plus normales. C'est ce que l'on nomme l'adaptation je crois.
Maintenant, attachez bien vos ceintures:
Le bus prévu pour 11:30 partira lorsqu'il sera plein, alors les gens entrent et sortent sans arrêt, mais nous on ne quitte pas notre siège "réservé" !! de peur que le bus parte promptement !HA HA!
Lorsque le bus est enfin plein, plein, et plein, il n'y a que nous deux de touristes.
On part...enfin !
Pour sortir de la ville de Lima c'est long et on y voit le visage des bidons ville, de la saletée; une ville de 8.6 millions où règne l'anarchie. Nous ne sommes partis que depuis quelques minutes, 15 au plus que commence la ronde des vendeurs du temple comme Pierre les appelle. Vendeurs de jus, lunettes, fruits coupés, gugus et même des médicaments pour l'altitude (semble-t-il ¿¿). Ce vendeur, je dirais plus un "preacher" vend sous pression, il parle fort, fait une démonstration, s'emporte et je crois même qu'il est en trans ! !! Un femme recueille le linge pour le laver et le remettre aux gens à leur retour le lendemain !
Et tout ce spectacle se répète pendant des heures avec comme fond une radio à tue tête.
Toute cette perturbation nous fait oublier le paysage, indescriptible.
La route serpente vers des massifs rocailleux, pas de verdure seulement de la roche. On suit une rivière tumultueuse, les pluies qui viennent du sommet la fait gonlfer. On la suivera, ou c'est elle qui nous suivra ??
Traversant plusieurs tunels,
le spectacle est époustouflant.
Arrivé au point culminant, le froid s'installe. On fait une halte de 20 minutes à Oroya: capitale péruvienne de la métalurgie, ville froide et peu attrayant. On y commande deux cokes et devinez ce qu'il nous ont servi ? une tisane de feuilles de coca !! ne connaissant pas la qualité de l'eau on s'abstient. Pierre y a goûté, yeurk !
À partir de ce point on commence à descendre et il fait de plus en plus noir. On entrevoit des aglomérations de lumières et quand on traverse ces villages on découvre une vie grouillante de 35 000 et 55 000 h. très peu éclairée.
"Comment font-ils pour vivre si isolés"
Plus on descend plus il fait chaud et on commence à appercevoir des maisons en bambou et toît de chaume. On arrive aux abords de la Selva, la jungle.
San Ramon est la porte d'entrée de la Selva centrale.
Nous y sommes ! On se fait laisser sur le bord de la route, devant un petit café où les gens mangent et écoutent la TV. Tous sont intrigués "Que font-ils ici ¿¿"
On veut nous aider on nous demande où on va ?? On n'a aucune idée !! on devait nous attendre Patience .:. 20 minutes plus tard on nous a retrouvé et tout le monde est heureux même les gens de la place.
Arrivé, il est 22:30 fatigués, épuisés mais heureux de mettre pieds dans ce Royaume qui sera le nôtre pour les prochaines mois. Ce soir là on s'est regardé et on s'est dit;
"On est réellement à l'autre bout du monde"
Ce recit a pour but de vous donner une impression de la vie bien régulière des gens du Peru qui veullent voyager et se déplacer. Pour nous c'est une aventure pour eux c'est tout à fait normal.
Prochain message racontera nos conditions de vie et le travail que nous aurons à accomplir.
A la proxima vez.
Salut,
RépondreSupprimerQuelle aventure!...C'est captivant de te lire.
Bonjour, bon hiver en bonne compagnie. Si vous croisez Pauline, embrassez-la de notre part. Notre séjour se termine à Icacal et on vous en souhaite un aussi beau au Pérou. À la proxima!
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