mardi 26 janvier 2010

Que Vida !

Nous découvrons tous les jours les habitudes des gens de San Ramon.

Oui, nous sommes loin et pour nous, c'est surprenant de voir comment les communautés s'organisent et que nous on s'y habitue.

Il est difficile de penser qu'au Québec, on puisse se sentir isolé. Mais ici, les gens vivient dans de grandes villes isolées, loin de la capital, car tout doit passer par Lima.


Toutes ces aglomérations sont organisées et interdépendantes. La culture de fruits, de légumes et de café, spécialités de la région, sont pour la plupart envoyées dans d'autres régions ou pays et ce que l'on peut acheter, ce sont la deuxième et troisième qualitée, pas beau mais tout aussi bon au goût "superbement bon car frais", et on s'en régale.











Ici à San Ramon, ce qui me surprend, c'est de voir comment, le jour la ville est grouillante de vas et viens incessants et qu'en soirée, les gens sont plus calmes, ils se promènent dans le parc, les jeunes (8 /12 ans) jouent aux échecs sur une grande table, il y a même des compétitions de volley-ball de haut calibre ou de soccer pour les tout-petits.
















Les soirées sont agréables, il pleût presque jamais et la température est plus fraiche. Les températures ici varient entre 30C à 40C le jour et 25C à 28C la nuit mais il y a du vent le soir, et c'est moins humide.

Les boutiques sont ouvertes jusqu'à tard le soir et les familles en profites pour déguster une glace. Moi qui aime la crème glacée, je n'ose pas car ici, les normes d'hygiène ne sont les mêmes que chez nous.


En fait, je trouve les gens de San Ramon relaxes et sympatiques, ils nous salut " buenos tardes, buenos noches" et ils nous reconnaissent facilement. Oui c'est facile de nous reconnaître car je crois qu'il y a seulement 7 touristes à San Ramon, nous autres.

Nous sommes souvent arrêté en pleine rue et on nous demande "¿ quando sera el proximo baratillo ¿


Surprenant aussi ! Il y a beaucoup mais beaucoup de "restaurantes" à San Ramon dont plusieurs restaurants chinois !! et ce n'est certainement pas pour les touristes !

Je crois que les gens, même s'il n'ont pas beaucoup d'argent mangent beaucoup au resto car il n'ont pas tous les équipements pour cuisiner et conserver. Même à notre casa on n'a pas de four alors pas de cuisson de pâtisseries, par contre il y a beaucoup de pâtisseries où les femmes (surtout) se rencontrent pour déguster une pâtisserie entre amies.
Les BBQ sont aussi très à la mode et on les placent devant le resto bien en vue.

Le 26 janvier nous avons vécu notre premier tremblement de terre, pas très long, 30-40 secondes mais fort. J'étais à écrire sur internet quand cela s'est produit et je vous avoue que j'ai eu un peu peur. J'attendais pour voir si les gens réagiraient et d'un bond je me suis levée un peu énervée et la dame m'a fait signe que ce nétait pas grave. Je vérifie avec elle si c'est bien un "temblor" oui car c'est un petit, un gros se nomme un "terremoto". Mais comment peuvent-ils savoir si ne n'est pas grave ¿¿ Moi je me suis dit que je serais mieux de sortir. Dans ces cas là, on se demande toujours quelle serait la meilleure action à prendre.
Je ne sais pas si vous avez des nouvelles des pluies dilluviennes qui ont fait beaucoup de ravage à Cusco et au Machu Pichu ? Il semblerait que le pont reliant le village d'Aguas Calientes au Machu Pichu a été emporté, isolant plusieurs touristes. L'armée intervient actuellement afin d'évacuer les touristes et les gens, le fameux site sera fermé pour plusieurs mois. La ville de Cusco et plusieurs villages de la Vallée Sacrée aussi seraient grâvement affectés.

Est-ce que nous pourrons le visiter ??? No lo se ¿¿¿ Nous allons espérer.
Entre temps, notre construction avance à grand pas, nous sommes dans la finition et c'est encourageant. La partie des murs de bois est terminée, sablé, vernis 2X et grafigné et vernis encore, c'est de toute beauté. Cette semaine le poseur de céramique est arrivé et les chambres de bain sont entrerprises, c'est tellement beau que je prends des vues pour la rénovation de la mienne au Québec !!



















Je vous laisse sur de belles photos d'oiseaux et de plantes pour ceux qui aiment cela comme moi.
Le poulet est bien fière n'est ce pas ?



















Ce cactus est tout près de notre petite casa.

Ces fleurs sont dans notre cours intérieure . . .et, ce perroquet juché au robinet !!! c'est un vrai !


Le prochain blog: on vous parlera de notre vie et de nos loisirs, car on ne fait pas seulement que travailler.

jeudi 21 janvier 2010

San Ramon

Nous voici installé à San Ramon, aux portes du bassin Amazonien

dans la régions de Chanchamayo.





San Ramon et La Merced sont deux aglomérations qui représentent 40 000 h au total.

Photo (La petite casa où nous prenons tous nos repas, et qui est tout près du chantier).


Comme vous voyez, Pierre s'est déjà bien adapté à sa nouvelle vie de volontario.


Nous vivrons plusieurs mois dans cette région à chaleur tropicale moite, exotique, vivante et colorée, mais très pauvre.

















Photo ( le décor qui entoure notre chantier)
















Au milieu d'une gorge où les nuages et la brume se heurtent en silence, c'est le calme à quelques kilomètres du centro, beaucoup plus bruyant.

Après trois semaines, nous avons adopté notre petit village avec ses us et coutumes et nous nous sentons très bien, confortable et en sécurité.



Ici il pleut tous les jours mais rarement toute la journée, parfois, ce sont des pluies diluviennes qui ne durent jamais longtemps.



Photo (notre rue après la pluie diluvienne).Cette fois tous les gens étaient dehors et les enfants ainsi que les chiens se faisaient lavés sous les gouttières, l'eau étant tellement râre, on en profites aussi pour faire des provisions.

San Ramon se résume à un parc central, et une longue artère principale "La Progreso". Des escouades de moto-taxi, des minibus, des collectivos et des motos sillonnent la rue, tout cela dans un cafarnaum incessant. Muy forte.














Photo ( Moto-taxi sur la Progresso)

À notre arrivée le 12 janvier, il y avait un groupe de jeunes filles du 2 collégial de Québec qui y travaillaient fort depuis 10 jours. Elles sont reparties quelques jours plutard, tristes de quitter ce coin de pays où elles avaient liées des amitiés avec jeunes et moins jeunes.


Nous avons donc été seulement les 7 volontaires et les responsables depuis deux semaines mais nous attendons un groupe ce samedi. Le fait d'être seulement les volontarios comme on nous appel, cela nous permet de mieux se connaître avant l'arrivée des groupes.


Pierre est chef du chantier, (et il fait bien cela).
C'est une auberge que nous terminerons, nous l'espérons pendant notre séjour, qui servira dans un premier temps à loger les groupes de Québecois, jeunes et moins jeunes, qui viendront travailler pour les prochaines années aux nombreux projets dans la région.

Photo ( L'albuque que l'on termine)

C'est une superbe construction tout en bois et céramique, avec une grand jardin intérieur. Un peu trop luxueuse à notre goût mais il semblerait qu'ici dans la selva, le bois est très peu dispendieux. On pourra loger 40 personnes.




Depuis notre arrivée on sable les murs en planches, on cache les clous avec une pâte maison et on vernis 3 couches. Bientôt cette étape sera terminée et nous commencerons la peinture et la céramique.

Nous attendons en début février un groupe de 18 jeunes qui étudient en ébénisterie. Ils viennent réaliser les armoires et le mobilier de la cuisine.

Un autre groupe (6) plus petit, arrivent vendredi, ce sont des infirmières du collégiale qui viennent travailler à l'hopital de San Ramon.

Nous avons aussi réaliser samedi un "baratillo" marché aux puces, avec les vêtements les souliers, la vaisselle, les drpas etc. . qui sont envoyés du Québec. Ce fut une grosse journée. Il y avait au moins 300 personnes qui attendaient depuis 9 heure et on a débuté à 1heure. Ce fut toute une logistique.
Pierre a même fait l'animation pour les enfants.


















Je vous le dit, Pierre est comme un poisson dans l'eau, il est extraordinaire à voir aller.


***Prochain blog, d'ici une quinzaine. !!!

lundi 18 janvier 2010

Le choc des cultures !

Arrivé à San Ramon, après 12 heures de bus.

Voyager dans les bus "Collectivos" bus du peuple, peut être pour une courte période, "Tipico", mais si on entreprend de traverser les Andes, laissez moi vous donner une idée de ce qui nous attendait.


Avant ce petit récit, j'aimerais vous dire que la tolérance et l'acceptation de la différence, est un défit auquel nous sommes confrontés tous les jours. Les premières mises en situation sont toujours plus éprouvantes mais aujourd'hui, après deux semaines à San Ramon, on se sent plus chez nous et on commence à trouver certaines choses plus normales. C'est ce que l'on nomme l'adaptation je crois.

Maintenant, attachez bien vos ceintures:


Le bus prévu pour 11:30 partira lorsqu'il sera plein, alors les gens entrent et sortent sans arrêt, mais nous on ne quitte pas notre siège "réservé" !! de peur que le bus parte promptement !HA HA!

Lorsque le bus est enfin plein, plein, et plein, il n'y a que nous deux de touristes.
On part...enfin !

Pour sortir de la ville de Lima c'est long et on y voit le visage des bidons ville, de la saletée; une ville de 8.6 millions où règne l'anarchie. Nous ne sommes partis que depuis quelques minutes, 15 au plus que commence la ronde des vendeurs du temple comme Pierre les appelle. Vendeurs de jus, lunettes, fruits coupés, gugus et même des médicaments pour l'altitude (semble-t-il ¿¿). Ce vendeur, je dirais plus un "preacher" vend sous pression, il parle fort, fait une démonstration, s'emporte et je crois même qu'il est en trans ! !! Un femme recueille le linge pour le laver et le remettre aux gens à leur retour le lendemain !


Et tout ce spectacle se répète pendant des heures avec comme fond une radio à tue tête.

Il fait tellement chaud que les vitres sont toutes embuées, on ne voit plus rien à l'extérieure et en fait on a atteint un point où les nuages nous entourent. On ne voit rien et le bus est toujours en ascention. On passe du niveau de la mer à 4 800 mètres (15 000 pieds mas o menos) en l'espace de 130 km. soit 5 heures de route.
Toute cette perturbation nous fait oublier le paysage, indescriptible.




La route serpente vers des massifs rocailleux, pas de verdure seulement de la roche. On suit une rivière tumultueuse, les pluies qui viennent du sommet la fait gonlfer. On la suivera, ou c'est elle qui nous suivra ??
Traversant plusieurs tunels,
le spectacle est époustouflant.



Arrivé au point culminant, le froid s'installe. On fait une halte de 20 minutes à Oroya: capitale péruvienne de la métalurgie, ville froide et peu attrayant. On y commande deux cokes et devinez ce qu'il nous ont servi ? une tisane de feuilles de coca !! ne connaissant pas la qualité de l'eau on s'abstient. Pierre y a goûté, yeurk !



Heureusement nous ne ressentons aucun malaise liés à l'altitude.


À partir de ce point on commence à descendre et il fait de plus en plus noir. On entrevoit des aglomérations de lumières et quand on traverse ces villages on découvre une vie grouillante de 35 000 et 55 000 h. très peu éclairée.



"Comment font-ils pour vivre si isolés"



Plus on descend plus il fait chaud et on commence à appercevoir des maisons en bambou et toît de chaume. On arrive aux abords de la Selva, la jungle.

San Ramon est la porte d'entrée de la Selva centrale.

Nous y sommes ! On se fait laisser sur le bord de la route, devant un petit café où les gens mangent et écoutent la TV. Tous sont intrigués "Que font-ils ici ¿¿"



On veut nous aider on nous demande où on va ?? On n'a aucune idée !! on devait nous attendre Patience .:. 20 minutes plus tard on nous a retrouvé et tout le monde est heureux même les gens de la place.


Arrivé, il est 22:30 fatigués, épuisés mais heureux de mettre pieds dans ce Royaume qui sera le nôtre pour les prochaines mois. Ce soir là on s'est regardé et on s'est dit;


"On est réellement à l'autre bout du monde"

Ce recit a pour but de vous donner une impression de la vie bien régulière des gens du Peru qui veullent voyager et se déplacer. Pour nous c'est une aventure pour eux c'est tout à fait normal.

Prochain message racontera nos conditions de vie et le travail que nous aurons à accomplir.

A la proxima vez.

dimanche 10 janvier 2010

Peru le beau vertige !





De la jungle urbaine à la forêt amazonienne, le Peru ne se résume pas aux trésors des Incas.

















Nos premières impressions

Voyage au coeur de la diversité.

Jour 1 "Lima"

La ville de Lima (8.2 millions H) est une ville qui offre un double visage. Surpeuplée, bruyante, klaxonnante, voitures, taxis, camionettes, autobus. Pas de métro, tout le monde est dehors et au milieu de tout cela se dévoile une ville de musées, d'architecture colonialles de belles et imposantes maisons, on se croirait parfois dans une ville européenne. Grâce à un tour guidé, nous y avons découvert des pyramides pré-incas en plein centre ville. Nous y avons logé 24 heures et nous y reviendrons à la toute fin du voyage.

Jour 2 La côte sud,direction les "Îles Ballasas"



Kilomètres de désert aride, bordé par une route la Panaméricaine. Terre désolée. l'aspect sauvage nous surprend mais comme Pierre dit, Terre de roches, Terre de misères.




Nous sommes complètement séduit par notre découverte en bâteau des îles Ballastas de surnom"Mini-Galapagos" Pendant 1:30h à naviguer autour des îles à la découverte des arches, des grottes et des colonies de lions de mer qui se prélassent sur les rochers. Pelicans, cormorans, manchots mème des dauphins nous ont entretenus par une journée ensoleillée à100%, Pierre a même attrappé un coup de soleil.

Jour 3 Ica et Huacachina


Je comprends mieux pourquoi tant de Québécois visitent le Peru, c'est si de diversité


Nous sommes tombés en moins de deux jours de la neige à l'oasis en plein désert à 30C. Rien pour se plaindre.




C'est à Ica qu'est produit le célèbre Pisco; alcool "muy forte".

Huacachina (200 H) à 5 km de Ica est une minuscule Oasis, entourée de hautes dunes de sable, de palmiers grâcieux, de jolis bâtiments témoignant du passé où ce lieu de villégiature attirait l'élite péruvienne. Nous nous sommes reposés 24 heures autour de la piscina d'un petit hôtel fortement recommendé par Caroline. En fin de journée nous avons pris un bus vers Arequipa, un 12 h en pleine nuit. Un voyage avec Cruz del Sur categorie Imperiale??? Péruvien¿¿¿

Jour 4 "Arequipa"



Arrivés à 8h le lendemain matin. . . très "magané" en bon canadien, on croyait avoir réservé un siège "camas" afin de dormir mais non !!! on avait un siège ordinaire; très difficile à notre âge de dormir assi surtout que la TV était super forte, qu'on nous proposait jusqu'à 1h du matin des films et même du bingo. Il ne manquait plus que la messe!!! Pierre a prier à quelques reprises car la route était tortueuse et le chauffeur en pleine nuit accélérait et frênait. Bravo au chauffeur nous sommes sain et sauf.




Jour 5-6-7 Nous avons décidé de passer nous 3 jours dans cette merveilleuse ville coloniale. Deuxième ville du Peru (760 000h). La place centrale "Plaza de Armas" est presque une copie conforme de la ville d'Antigua au Guate. Plus imposante, dominée par une gigantesque cathédrale et entourée de 3 volcans enneigés, on en est tombé amoureux. Nous avons visité un couvent de Carmélites et un monastère qui nous a vraiment impressionné ils sont ouvert au public seulement depuis 1991. Ce fut un temps d'arrêt , de découvertes qui nous a donné le ton de la vie péruvienne.










Le 12 janvier: Retour à Lima en avion
et direction San Ramon en autobus.


Arrivé à San Ramon après 12 h. d'autobus, on nous attendait. Nous sommes aux portes du bassin amazonien dans la région de Chanchamayo qui comprend 2 bourgades. San Ramon (où est notre base) et la Merced. Cette aglomération représente 40 000 h. au total et nous sommes à 800 mètres d'altitude.

Nous vivrons pendant plusieurs mois dans cette région à chaleur tropicale moite, au bout du monde, exotique et colorée.


Actuellement le chant des oiseux et la végétation m'impressionnent. Ici il pleut tous les jours mais jamais toute la journée. San Ramon la plus calme des deux villes et se résume à un parc central et une longue artère principale "La Progreso". Des escouades de moto-taxis (30 sous le 15 minutes), des minibus des colectivos et des motos sillonnent la rue, tout cela dans un cafarnaoum bien tipico.

Bientôt je vous parlerai de notre vien de volontario.